Hanoi et les villages de métiers

Nous passons deux fois à Hanoi, une première fois sur notre route en direction du Nord et juste avant notre départ pour la France. Cette ville ressemble à beaucoup d’autres mais possède quelques attraits qui en font un endroit agréable à visiter. Parmis eux, le lac présent dans le centre ville qui apporte un peu de nature au milieu des hordes de scooter. Le matin, on peut voir des grands mères ou encore des jeunes athlètes faire leur gymnastique au bord de l’eau et le spectacle en lui-même vaut le détour. Puis dans un second temps, le quartier des 36 corporations qui constitue l’attraction majeure du centre ville. Chaque rue était autrefois dédié à une marchandise seulement : les montes, la soie, la poterie, le tissage… De nos jours d’autres échoppes sont apparues mais on retrouve tout de même de nombreuses boutiques qui vendent les mêmes produits rassemblées au même endroit. Ce sera l’emplacement idéal pour l’achat de nos souvenirs avant de repartir. Nous visitons également la cathédrale, le musée des beaux arts et apprécions le fait que la ville reste à taille humaine et puisse ainsi être visitée à pied.
En dehors de la ville, on retrouve cette distinction de métiers à plus grande échelle. Chaque village semble avoir sa spécialité et nous décidons de louer un scooter pour les découvrir. Nous commençons par le village de la poterie qui nous impressionne par la profusion des différents supports et modèles qu’on peut y trouver. De la tasse de thé aux sculptures de jardin en passant par les tuiles de toit. Tout est réalisable et fait avec un savoir faire unique.

Nous passons ensuite par le village du tissage. De longs bambous sont apposés contre les murs des ruelles et en s’arrêtant devant les portes entrouvertes nous découvrons des gens en plein travail chez eux. Ils nous invitent dans leur ateliers et nous les observons construire des cages à oiseaux de toute pièce avec une minutie impressionnante.


Pour finir, nous nous arrêtons au village de la soie pour voir les femmes travailler sur les métiers à tisser. Contrairement à l’île que nous avions visiter au Cambodge, celles-ci sont automatisées bien qu’elles aient gardé la même apparence. Le spectacle est fascinant et nous nous arrêtons ensuite à la boutique où les produits tissés avec soin ne font aucun doute sur leur qualité.

Cette excursion ne serait cependant pas complète sans le spectacle des rues que nous avons traversé. La récolte du riz étant terminée, les villageois entreposent leurs grains à même le sol en prenant soin de laisser la moitié disponible pour le passage des véhicules ou parfois même juste une fine tranchée. Tout le monde est présent pour le retourner, le brasser et participer au séchage. Nous sommes curieux de ce rituel et les observons en plein travail.

Si l’Asie nous aura bien appris quelque chose, c’est que les choses les plus intéressantes ne sont pas celles que l’on trouve dans les guides. Ce sont celles que l’on découvre au hasard d’une rue et qui participe bien souvent en l’exercice du simple quotidien de ces gens au visage souriant, coiffés de leur chapeau conique, symbole d’une vie de dure labeur et d’un savoir faire immense.

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